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Arès . Mars

Dieu de la guerre

Arès, fils de Zeus et d’Héra, est le dieu grec de la guerre. Pour les Romains, il est devenu Mars.
C’est l’un des douze dieux qui vivent sur le mont Olympe. Arès n’est pas un fin stratège comme Athéna. Il symbolise l’attaque violente.
Ce dieu n’a d’ailleurs jamais été très populaire auprès des Grecs, contrairement à Mars auquel les Romains l’ont identifié.
Le premier mois de l'année romaine portait son nom ainsi que le mardi (Martii dies : jour de Mars).

Arès : Dieu de l’Olympe

On ne peut pas dire qu’Arès était très apprécié par sa propre famille. Son père, Zeus, le considérait comme le plus odieux de tous les immortels.
Il n’acceptait sa présence que parce qu’il était son fils.
Sa mère lui reprochait de se conduire comme une brute sans foi, ni loi.

Zeus

Zeus, dieu suprême de l'Olympe. (Heraklion Archaeological Museum). By Jorge-11

Quant à sa sœur, Athéna, elle le méprisait pour son manque de subtilité et d’intelligence.

Il est vrai qu’Arès a connu de nombreux déboires et n’a jamais pu vaincre sa sœur pendant la guerre de Troie.

Comme tout bon guerrier qui se respecte, Arès ne s’est jamais marié, mais eut de nombreuses maîtresses.
Parmi elles, la plus séduisante fut Aphrodite, déesse de l’Amour et de la beauté.

Aphrodite

Aphrodite. By hslo

Ce couple d’immortels eut trois enfants :

  • Harmonie qui épousa Cadmos, fondateur de Thèbes
  • Deimos « crainte »
  • Phobos « peur »

Deimos et Phobos étaient des jumeaux. Ils donnèrent leur nom aux deux satellites de Mars, découverts en 1877.

Phobos

Phobos. © Nasa

La couleur rougeâtre caractéristique de la planète Mars, qui évoque le sang, lui a valu de recevoir le nom du dieu de la Guerre.

Exploration de Mars

Exploration de Mars. © Nasa

Sa liaison avec Aphrodite tourna au tragi-comique quand Héphaïstos, son mari apprit qu’il était cocu.
Pour se venger, il plaça au-dessus du lit des amants un filet invisible. Dès que les deux fautifs se couchèrent, ils se retrouvèrent prisonniers du filet comme de vulgaires sardines.
Afin de parfaire sa vengeance, le mari trompa invita tous les dieux de l’Olympe à venir voir le spectacle.

Aphrodite

Voluptueuse Aphrodite dans son bain et Éros. (St Petersburg - Hermitage). By thisisbossi

Arès symbolise la force brutale qui ne compte que sur ses capacités à tuer sans se préoccuper de la Justice.
Cependant, il faut atténuer ce portrait, car Arès est également le protecteur des moissons. Ce rôle plus positif sera mieux mis en valeur par les Romains.
Ces derniers attachaient sa statue pendant les guerres afin que ce dieu veille sur les armées.

Arès

Arès. (St Petersburg - Hermitage). By thisisbossi

Arès était particulièrement vénéré à Sparte. À Athènes, le lieu où siégeait la Cour suprême de la justice s’appelait l’Aréopage c’est-à-dire la colline d’Arès.
On consacrait à ce dieu le taureau, le coq ou le vautour.

Pendant la guerre de Troie, Arès prit le parti des Troyens et se retrouva donc opposé à sa sœur Athéna qui soutenait avec ardeur les Grecs.
Elle leur apporta d’ailleurs la victoire grâce à son intelligence dans l’art de la guerre.

Athena

Athéna, déesse de la Guerre, de la Sagesse et de la Science. (museo nazionale romano ). By antmoose

Arès ne faisait pas le poids et dut s’incliner face à la guerrière lors d’un combat direct.
Ce pauvre Arès n’était décidément pas un foudre de guerre, car il fut battu par deux héros, Diomède lors de la guerre de Troie puis Héraclès (Hercules).
En effet, ce dernier se rendit en Thessalie pour affronter Cycnos, fils d’Arès. Cycnos demanda l’aide de son père, mais Héraclès blessa le dieu avec l’appui d’Athéna.

Heraclès

Héraclès. Demi-dieu, il était le fils de Zeus et d'Alcmène. By Vesuvianite

Zeus dut intervenir pour séparer les combattants qui étaient également deux de ses fils.

Mars

Mars est donc l’équivalent latin d’Arès. Cependant, pour les Romains, le dieu de la guerre était beaucoup plus important.
Aussi brutal et plus stratège, Mars est le père de Remus et Romulus, les fondateurs de Rome.

Il représentait la face cachée dans chaque homme ; celle qui permet de prendre des initiatives et des décisions. Celle qui nous confronte en permanence aux défis de la vie.
Avec Mars, nous ne tergiversons pas et nous prenons notre vie à pleines mains en bravant toutes les difficultés.

Mars. Dieu de la Guerre

Mars, dieu romain de la Guerre . (Chicago Art Institute ). By ChiBart

Pour les Romains, grâce à Mars, ils ont pu conquérir le monde. Mars symbolise alors l’organisation militaire.
Il n’en reste pas moins le dieu de la Guerre, celui qui s’expose, qui prend des risques, celui qui ose.
Mars ne se bat pas pour des idéaux, mais pour des faits. Il se bat pour gagner au risque d’être blessé.

Campus Martius

Campus Martius (Champ de Mars). Peinture du 19e siècle

Il représente donc l’énergie farouche, parfois vindicative, voire même sauvage.

Ses armes favorites sont la lance et la torche, symbole du Feu.

Il était également le dieu du printemps, car le mois de mars était propice aux grandes conquêtes.

Mars. Dieu Romain

Mars. By Kate Stuart

Au cœur de Rome, le Champ de Mars (Campus Martius) était une zone consacrée au Dieu. Cette esplanade a tout d’abord été utilisée pour les exercices militaires. Peu à peu, le lieu se développa avec l’édification de nombreux édifices et se vit attribuer des fonctions politiques et religieuses.

Champ de Mars

Maquette du Champ de Mars (Campus Martius)

À Paris, le Champ de Mars est l’ancienne plaine de Grenelle qui se situe actuellement entre l'École militaire et la tour Eiffel.. Cette plaine a été transformée en champ de manœuvre lors de la fondation de l’École militaire, en 1765.

Champ de Mars. Paris

Champ de Mars à Paris. By TracyElaine

Au Moyen Âge, les Champs de Mars deviennent des Champs d’armes. Sous les Valois, on organisait sur ces Champs des joutes et des tournois.

V. Battaglia (04.01.2010)

Les monstres de la mythologie grecque

A Lire

Quelques ouvrages de référence sur la mythologie grecque :

Guus Houtzager. L'univers de la mythologie grecque. Gründ 2004
Bruit Zaidman & Schmitt Pantel. La Religion grecque. Armand Collin 1989
Détienne & Sissa. La vie quotidienne des dieux grecs. Hachette 1989
Grimal Pierre. La Mythologie des grecs. PUF 1987

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