Le
petit âge glaciaire
Pendant plus de 400 ans, du
début du 15e siècle au milieu du
19e siècle, ce que l’on a baptisé
« la petite période glaciaire »
ou « petit âge glaciaire » régna
sur l’Europe. |
En 1693 et 1694, près de 1,7 millions de Français
meurent, autant que durant la Première guerre mondiale. Paysans et pauvres se lancent sur les routes, mendiant et espérant
trouver en ville de la nourriture. Les animaux meurent aussi car on ne peut plus les nourrir. Les charognes de chiens, de chevaux et autres animaux sont consommées
malgré leur état avancé de putréfaction. Durant l’été 1694, la chaleur accélère la décomposition des milliers de cadavres qui jonchent les routes. Des épidémies, dont la typhoïde, se propagent. L’hiver de 1709-1710 est également resté dans
les mémoires. Le vin a gelé jusque dans le verre du
roi.
En Angleterre, la Tamise a été fréquemment prise par les glaces pendant ce refroidissement. A partir de 1608, on y organise les « fêtes de la glace » sur les eaux gelées. Mais, si en ville, les nobles et bourgeois s’en amusent, en campagne, les paysans meurent.
Peinture du 17e siècle représentant des Londoniens qui assistent à une "Fête de la glace" En Amérique du Nord, en 1816, la neige tomba en plein été.
Plusieurs vagues de froid venant de l’Arctique firent d’énormes
dégâts.
En 1913, un météorologue américain établit
un rapport entre le froid de 1816 et une série d’éruptions
volcaniques, notamment celle du Tambora en Indonésie actuelle.
L’éruption de ce volcan en 1815 a été
la plus importante de l’histoire. Plus récemment, les experts ont constaté que les périodes froides coïncident avec des périodes où les tâches solaires sont rares. L’activité solaire semble être alors à son minimum.
Protubérances et éruptions solaires vues en rayons X par le satellite Yohkoh. © Nasa Une autre théorie met en avant les cycles orbitaux. Le climatologue M. Milankovitch identifia trois fluctuations cycliques pouvant agir sur le climat :
Les dates que M. Milankovitch a obtenues coïncident avec les différents âges glaciaires. Le réchauffement climatique actuel n’est pas uniquement
dû à l’élévation du taux dans l’atmosphère
des gaz à effet de serre. Véronique Battaglia (02.2005) < Histoire |

